mardi 16 juin 2009

Dans la série....


....des acteurs ultra-charismatiques, je demande Christopher Lee. Ça fait longtemps que je voulais faire un article sur cet acteur légendaire, bien que l'article en question ne sera pas vraiment long, missa ayant la flemme de tout dire.

Donc mon boulot va être de résumer Christopher Lee, ou plutôt sa vie cinématographique si je puis dire. Depuis 1948, cet acteur britannique n'a cessé de tourner, et compte désormais plus de 200 films à son actif !!! Mais c'est sur les planches, avec Laurence Olivier qu'il fait ses débuts, suivit de quelques films de guerre et d'aventures en tant que second rôle ou figurant. C'est principalement grâce aux films de la Hammer (maison de production spécialisée dans les films d'horreur kitchs dans les années 60/70) qu'il se fera connaître, notamment à travers le rôle de Dracula (le première fois en 1959) qu'il tiendra pas moins de 12 ou 13 fois, sans compter les nombreux autres vampires plus ou moins proches (Draco, Regula, etc....) dans des productions pas toujours de bonne qualité, mais qui lui forge une solide réputation d'acteur jouant ses rôles à fond, même dans les pires navets et nanars (point culminant atteint dans les années 80 avec Hurlement II, où il se trouve affublée d'une tenue spéciale "Gay Pride" XD ). Durant les seventies, la Hammer lui fait ainsi jouer tout l'éventail du bestiaire à la mode : vampire donc, mais aussi créature de Frankenstein, momie, loup-garou, savant fou, etc....sans oublier le célèbre Fu Manchu, divers films dans lesquels il croise entre autre Peter Cushing, l'autre légende de la Hammer. Cousin de Ian Flemming (créateur de James Bond), il sera l'inoubliable Francisco Scaramanga, tueur au pistolet d'or dans l'adaptation du roman "The Man With The Golden Gun".

Jusque dans les années 80, Christopher Lee est donc un des acteurs les plus prolifiques du cinéma, même si son image est complètement apprantée au cinéma d'horreur et à la Hammer. Cela ne s'arrangera pas avec la décennie 1980/1990 où l'acteur alterne mauvais et bons films, décennie qu'il considère lui-même comme la traversée du désert, car il cachetonna dans beaucoup de films ringards sans grand intérêt, mais qu'il ne renie absolument pas, bien au contraire. C'est à la fin des années 90 qu'il se fait une nouvelle carrière, notamment grâce à la nouvelle génération de réalisateurs incarnée entre autre pas Tim Burton, qui voit en lui un acteur au parcours à la fois étrange et fort respectable, mais aussi un personnage fort charismatique, guest-star et personnage secondaire de luxe. On le retrouve ainsi au générique de plusieurs films de Tim Burton (Sleepy Hollow, Les Noces Funèbres, Charlie et la Chocolaterie, et bientôt dans Alice au pays des merveilles), et dans deux des plus grandes trilogies du XXIsiècle : Star Wars (20 ans après Peter Cushing) et le Seigneur des Anneaux, adaptation de l'oeuvre culte de Tolkien qu'il prétend souvent relire tous les ans. Pour la petite anecdote, Christopher Lee fut le seul acteur de l'équipe de tournage à avoir rencontré Tolkien peu avant la mort de ce dernier.

A 87 ans, Christopher Lee continue de tourner, et demeure l'exemple parfait d'une génération quasiment disparue d'acteurs. Très bon même dans les films les plus mauvais, illustrant de sa seule présence des films moyens (exemple frappant avec les Rivières Pourpres 2), on ne peut que rendre hommage à cet acteur immense et talentueux, devenu un symbole, un exemple et une légende pour toutes les nouvelles générations de cinéastes.

Deux petites anecdotes en plus :

- Christopher Lee parle quasi-couramment le français, l’italien, l’espagnol, l’allemand, le suédois, le russe, le grec moderne, le grec ancien, et le latin. Si c'est pas la classe ça....
- Il fut également nommé Commandeur le l’Ordre de l’Empire Britannique par la Reine Elizabeth II en 2001, du fait de ses actions durant la seconde guerre mondiale et de sa longue carrière cinématographique.

mardi 24 mars 2009

Un petit coup de batte ?



Il y a des animes qui vous scotchent à votre écran, à tel point que vous êtes dégoûté dès que ça se finit, et celui dont je vais vous parler maintenant en fait partie !! Paranoïa Agent, une série de Satoshi Kon sur un scénario de Masashi Ando.

Petit résumé : Sagi Tsukiko est une célèbre conceptrice de peluche kawaii. Un soir, alors qu’elle rentre chez elle, elle se fait agresser par un mystérieux gamin armé d’une batte de base-ball et chaussé de rollers jaunes. Tandis que les collègues de Tsukiko croient au canular, la police enquête et découvre que d’autres agressions sont à mettre sur le compte du Shonen Bat (le garçon à la batte). Parallèlement, un étrange journaliste se met également à sa recherche.

Sous des dehors de manga basique avec une enquête policière, Satoshi Kon et Masashi Ando nous entraînent dans un univers qui nous est commun : notre monde. Très recherché, le scénario dépeint certains de nos aspects les plus glauques et les plus tristes, sans verser une goutte de sang (où très peu). Aucune image choc, presque aucun frisson, et pourtant toujours cette impression étrange, ce mélange des sentiments entre dégoût, pitié, espoir et tristesse. Les auteurs dressent, à travers leurs personnages, une féroce critique de notre société, en montrant tous un tas d'aspects négatifs qui en découlent : violences urbaines, surconsommation de masse, prostitution, pollution, etc....les auteurs prennent un malin plaisir à décortiquer la nature humaine et ses travers, dans cette fable où réalité et fiction se mélangent et se croisent très facilement.

Issus de milieux très différents, chaque personnage apporte une dimension spéciale à l'histoire, avec son lot de problèmes et de vices cachés : le flic ripoux, le journaliste pervers, la prof schizophrène, la dessinatrice qui refuse de quitter sa réalité, les internautes suicidaires, les commères de bas étage,la belle-mère castratrice, la vieille SDF, le créateur adulescent, etc....tous ces personnages, pris dans un engrenage qu'ils ne peuvent éviter, ont la particularité de permettre au spectateur de se retrouver d'une façon ou d'une autre dans un ou plusieurs d'entre eux, et c'est une véritable claque que se prend le spectateur, qui ne peut que subir sa "mise à nu" de personnalité.

Mais dans les ténèbres, le côté glauque et la tristesse ambiante, les auteurs distillent peu à peu leur message d'espoir, et montrent que toutes les difficultés peuvent être surmontées, quand on se donne la peine de les affronter. Et c'est une bien belle philosophie en soi....

Une oeuvre riche, profonde, qui porte sur la reflexion et amène à de grosses remises en question. Cela faisait bien longtemps qu'un anime m'avait accroché à ce point. Bref, en un mot, cultissime....

dimanche 25 janvier 2009

Héros public numéro 1 ?


Ça y est mes amis, ce que vous autres cinéphiles attendiez depuis longtemps est arrivé ! Les nominations pour la cérémonie des César 2009 est arrivée. Bien qu'ayant quelques avis très négatifs sur cette cérémonie (mais le sujet n'est pour pas là, quoique....), je me suis penché sur ces nominations, comme tout cinéphile ayant peu eu l'occasion d'aller au cinéma cette année, comme depuis deux-trois ans d'ailleurs. Et on peut dire que la douche passa très vite du chaud au froid. Chaude tout d'abord, puisque la claque prise par Bienvenue chez les Ch'tits (1 nomination seulement) a remis d'équerre la bande de moutons-goûts-de-chiottes qui proclamaient sans cesse que la comédie de Dany Boon devait être élevé au rang de film culte, au même titre que Star Wars ou Usual Suspect. Faites-moi rire ! Bref, une bonne nouvelle, tout de suite refroidie je dois dire par une autre : celle des 10 nominations pour le biopic sur Mesrine. Pourquoi me direz-vous, laissez-moi donc vous expliquer.

Mesrine est un film français avec de gros moyens comme on en a rarement vu. Un casting solide autour de Vincent Cassel, un réalisateur dont j'appréciais beaucoup les films (Jean-François Richet, qui a fait l'excellent Assaut sur le central 13), et un max de pognon, afin de nous offrir un biopic sur l'ennemi public numéro 1. Les amateurs du genre (film noir biographique en l'occurence). Mais voilà, le parti pris par le scénario, et cautionné au final par une grosse partie de l'équipe du film (si ce n'est toute l'équipe), est à mon goût pas franchement correct. Jacques Mesrine était ce qu'on pourrait appeler, et que j'appelle, une ordure. Sous couvert d'idéaux anarchiques, ce type a volé et tué de nombreuses personnes, et ce dans son unique intérêt. Mais le problème existe depuis longtemps. Car durant les années où il s'est tristement fait connaître, les journalistes l'ont vénérés comme un héros, lui offrant des interviews diffusées à la télé alors qu'il était recherché par la police, et en firent un héros, alors que Mesrine était tout sauf un héros. Et c'est le parti pris par le film. Et ce sans même l'avoir vu je vous le confirme. De tous les acteurs des deux films, seul Gérard Lanvin dans ses interviews dit clairement que Mesrine était une ordure, les autres font ceux qui ne savent pas se situer, quand ils ne mentent pas faussement. Et l'affiche du second film parle d'elle-même, puisque Mesrine est photgraphié tel qu'on le confonde avec le Christ. Sauf qu'aux dernières nouvelles l'ex-ennemi public numéro 1 ne s'est pas sacrifié pour les autres, mais bien pour sa gueule. Bref, et bis repetita comme dirait l'autre ! 30 ans après les faits, les journalistes et le monde du cinéma s'apprête à faire un nouveau triomphe à un film qui tente de nous faire passer un salopard pour une victime. Et les bons moutons de Panurge que sont les trois-quart de la France (dont je fais partie sur certains points, mais pas ici) s'apprêtent à plonger une fois de plus. Alors cela n'enlève rien à la qualité du film, qui mérite probablement d'être récompensé, mais peut-on récompenser un film sans récompenser les idées qu'il partage ? Je me pose la question, et je reste persuadé que l'on ne peut dissocier l'un de l'autre.
Autre point qui me dérange, les survivants. Car Mesrine a tué des gens, a brisé des familles qui n'avaient rien demandé, et d'autres victimes lui ont survécu. Je vois dans cette nomination comme un crachat au visage de ces pauvres gens qui, au fil du temps, deviennent les seules personnes à se souvenir qu'elles auront été, directement ou indirectement, les victimes d'un monstre et que l'on oublie peu à peu pour ne voir plus que ce soit disant "héros".
En tout cas, que le film remporte les César ou pas, je suis pas prêt de me réconcilier avec cette cérémonie....

Note : afin d'être cohérent avec ma prise de position, je ne mettrai pas en illustration ladite affiche du film où Mesrine est présenté comme le Christ. Mais vous pourrez cependant la trouver sur le net très facilement si vous ne l'avez pas vue. Pour ma part, je vous laisse avec une image qui n'a rien à voir et au contenue plus heureux et romantique, afin de conclure sur cette phrase idiote mais tellement vrai : "Faites l'amour, pas la guerre !" ^^

vendredi 26 décembre 2008

Un petit carré de chocolat ?


Allez ! Vu que ce blog s'appelle "Chez Mello....", il faut bien que je vous parle de lui.

ATTENTION : Tous ceux qui ne veulent pas savoir la fin du manga, veuillez ne pas lire ce qui va suivre !!!!



Mello est un personnage issu du manga Death Note de Takeshi Obata et Tsugumi Ohba. Ce manga raconte la lutte entre deux garçons, Raito et L. L'un, jeune lycéen au quotient intellectuel bien supérieur à la normale, a trouvé un cahier de la mort dans lequel une personne meurt dès lors que l'on écrit son nom en ayant connaissance de son visage. Avec cet objet, il souhaite recréer un monde dans lequel il serait le nouveau Dieu (un brin mégalo-prétentieux le môme !! XD). L est également un jeune homme très intelligent, il est le meilleur détective au monde, capable de résoudre n'importe quelle affaire. Entre les deux va s'engager une lutte de l'esprit titanesque, dont un seul sortira vainqueur. L mourra ainsi, et Raito, qui se fait appeler Kira, est alors persuadé que son monde parfait est à portée de main. Mais le détective avait tout prévu, et ses deux successeurs font très vite leur apparition.

Mello est donc l'un des deux successeurs de L, le deuxième. Comme L, il vient de l'orphelinat Wammy's House, établissement spécialisé dans les (futures) tronches et a toujours fait partie des premiers sans l'être !^^ En effet, l'autre successeur, un jeune garçon nommé Near, lui a toujours été supérieur, de pas beaucoup certes, ce qui a entraîné une grosse rivalité entre les deux, quoiqu'il serait plus juste de préciser que la compétition importait peu Near. Ce dernier avait en effet le même caractère que L : calme, réfléchi, et ne se laissant pas guider par ses sentiments. Bien qu'étant également très intelligent, Mello est moins patient : il laisse fréquemment ses sentiments guider ses gestes, et, en plus de battre Kira, son obsession est de devancer Near par tous les moyens, mêmes illégaux. C'est pourquoi il rejoindra la mafia plutôt que d'aider Near, désigné comme le successeur de L. Niveau physique, Mello est grand et mince (androgyne serait le terme juste), avec de beaux cheveux blonds mi-longs ! =) Il porte généralement des tenues de cuir assez moulante, ce qui en fait souvent le fantasme des filles et de certains garçons fans de Death Note ! ^^ L'une de ses particularité, en plus de souvent tirer des tronches bizarres, est qu'il passe son temps à manger du chocolat (et sans prendre un kilo en plus >__< !!). Manipulateur, machiavélique sur les bords, il n'en reste pas moins qu'il est du côté de la justice malgré ses méthodes, car la chute de Kira est sa priorité. Si il parvint à récupérer le carnet de la mort une première fois, il le perd très vite, et manque de se faire tuer (il en sera marqué d'une terrible brûlure sur le visage). Son gang décimé, il décide de moins la jouer cavalier seul et refile quelques informations à Near, avant de se continuer son enquête dans l'ombre, aidé par Matt, son meilleur ami (troisième successeur de L dans la hiérarchie préétablie). Alors que Near et Kira jouent au chat et à la souris, Mello apprends que son rival compte faire écrire son nom et celui des membres du SPK (groupe dirigé par Near qui lutte contre Kira) afin de confondre l'insaisissable tueur. Il décide alors de kidnapper Takada, la porte-parole de Kira, pendant que Matt fait diversion. Ce dernier se fait tuer, au grand regret de Mello qui se sent responsable de la mort de son ami (comme quoi ce n'est pas un salaud ;) ). Ayant un bout du carnet sur elle, Takada élimine Mello, avant de suicider dans des circonstances étranges en faisant tout brûler autour d'elle. Le sacrifice de Mello ne sera pas inutile, car il permettra à Near de trouver le vrai carnet, de le remplacer et de battre Kira.

Bien qu'il ne soit pas le personnage central du manga, j'adooooooooore Mello ! :3 (je crois que vous l'aurez compris). Bien qu'il paraisse être une ordure, c'est un personnage attachant, et pas qu'à cause de son physique orgasmique. Car au final on a là un personnage qui perd tout au fil de l'histoire, et qui n'en verra jamais le dénouement. De plus j'avoue avoir tendance à m'identifier à ce personnage pour la raison (en plus du chocolat) que j'aurai tendance à avoir un peu le même caractère que lui : impulsif, pas assez réfléchi et s'emportant très facilement (bon en plus je suis sentimental, un peu radin, parfois lourdingue et de temps à autre dépressif, mais ça c'est une autre histoire ! XD ). C'est également grâce à ce personnage (entre autre), que l'action de Death Note décolle enfin, sans négliger le côté psychologique ! Bref, un personnage qui apporte beaucoup au manga à mon goût ! =)

jeudi 25 décembre 2008

Noyeux Joël !!!


Que vous soyez une fille ou un garçon, que vous soyez petit ou grand, mince ou un peu enveloppé, blanc ou noir, étudiant studieux ou cancre notoire, riche ou pauvre, amateur de blogs ou détracteur de facebook, chanteur de rock ou acteur du Dimanche, etc....bref, qui que vous soyez, où que vous soyez, quelles que soient vos envies, vos ambitions, vos rêves et votre tour de poitrine, je vous souhaite à tous un

TRÈS JOYEUX NOËL !!!!!!!!!!!!!

Et de très bonnes fêtes de fin d'année avec beaucoup de chocolat, de chatons et de petits canards ! :3

samedi 22 novembre 2008

Encore un peu zique !




Découvrez Supertramp!



En ces temps difficiles, où j'ai la flemme d'écrire des choses subtiles, je vous laisse déguster ce joli morceau, d'un groupe qui n'a jamais fait de techno, et dont le titre ne peut qu'évoquer, ce monde qui vit telle une bête blessée....

I live in a vacumn, no air
I'm stuck in back room, somewhere
But it don't bother me amyway 'cos I know
Goin' to get out soon, I got places to go
There's a big world waiting for me
I just need a break, someone to believe
but right now I'm just tryin' to survive
Livin' rough, shackin' up, hangin' tough, shapin' up

Get the picture, get the scene I paint fo ryou
Ah, but it's worth it, all the pain I'm goin' thru
Beat the sidewalk, hear the fast talk, everyday
I don't worry 'cos I know I'm on my way

The view from my window, ain't too good
Should be some mail for me soon from Hollywood
When the phone rings, could be big things, anytime
Operator is there somethin' wrong with this line

Rejections, I've had a few
Happens to the best, it ain't nothin' new
Still I keep on swingin' away
S'gonna be a breakthrough any day

Keep hanging in there, that's my philosophy
And soon I'll find my big chance, wait and see
Some make it fast, but they just come and go
Me, I'm built to last and that's one thing I know

Those straight life people, they don't understand
Yeah they just want it all laid out and planned
Me, I'm not like them, I do things my own way
I know I'm gonna break thru any day

Life in the city, can get you down
There's amillion guys out there all snooping around
You gotta think you're the best, beat out all the rest
And fight your way up to the top of the town

There's a big world waiting for me
I just need a break, someone to believe
Right now I'm just tryin' to survive
I'm know I'm gonna get there, dead or alive

I'm going to reach for the moon
And all the stars too
I'm gonna get there real soon, I know I will
I want the universe, and all the planers too

mardi 4 novembre 2008

Un champion nommé Felipe



Je suis un martien, c'est quasiment sûr. Pourquoi, parce que je regarde la F1 ! Un sport automobile (et je précise bien le "automobile") pourri par l'argent depuis bien longtemps. Et pourtant je continue de m'extasier devant la beauté de ces voitures lancés à 300km/h dans les lignes droites et prenant les virages en trois ou quatrième, parfois à plus de 200km/h. Pourquoi je vous en parle aujourd'hui, la raison est simple : la saison est finie. L'année 2008 s'est achevée sur le sacre du tout jeune anglais Lewis Hamilton, premier pilote de couleur à être champion du monde, au bout de sa deuxième année seulement. Talentueux n'est-ce pas ? Un grand bravo à lui, même son, je le reconnais sans honte, ne pas avoir été un de ses fervent supporter, bien au contraire, mais rendons à César ce qui lui appartient, et reconnaissons à Lewis son incroyable talent.

Mais je ne suis pas là pour vous parler du champion, car après tout n'importe quel journal le fera aussi bien voir à coup sûr beaucoup mieux que moi. Je veux vous parler de l'autre champion, le champion du cœur si on peut dire. Seul autre pilote à véritablement rivaliser avec Hamilton tout au long de l'année, Felipe Massa a vu le titre lui revenir et lui échapper en moins de 20 secondes exactement. Mais laisser moi vous raconter.

Sao Paulo, dimanche, 13h50.

Massa est placé sur la grille de départ, en pôle. Hamilton est quatrième. Le brésilien de chez Ferrari accuse 7 points de retard sur l'anglais et doit impérativement finir la course premier. Mais il n'a pas son destin entièrement en main, car Lewis Hamilton doit finir au maximum à la sixième place pour que Massa soit couronné. Une course qui s'annonce très chaude, car les outsiders tels Alonso, Raikkonen et Vettel ne sont pas loin. Je passerai sur les 66 premiers tours de courses, durant lesquels Massa fit la course en tête et Hamilton se cramponna à la cinquième place, lui assurant le titre de champion du monde. Car à la fin de ce 66 tours, un élément est venu jouer les trouble-fête : j'ai nommé la pluie ! Le temps incertain du Brésil bascula finalement du côté obscur et l'averse tomba, trop forte pour que les pilotes restent en piste. Tous passèrent donc dans le même tour ou presque par la case stand, pour chausser les pneus pluies. Tous sauf un certain Timo Glock, qui s'emparait du coup de la quatrième place. Hamilton, en pleine "baston" avec le jeune mais talentueux Vettel pour la quatrième s'est vu alors devenir cinquième puis subitement....sixième, après un superbe dépassement dudit Vettel (considéré comme le futur Schumacher d'ailleurs :p ). A moins de deux tours de l'arrivée, Felipe Massa devient donc champion du monde de F1 pour la première fois de sa vie ! Et pourtant....le pluie redouble d'intensité. Alors que Massa franchit la ligne d'arrivée et gagne le grand prix chez lui à domicile, au Brésil, Glock se traine, du fait de ses pneus pluie qui ne tiennent plus. 15 secondes exactement après Massa, Vettel, qui avait contenu Hamilton, et ce dernier, passent la ligne d'arrivée quatrième et cinquième, alors que Ferrari explose de joie, pensant qu'elle avait gagné. Mais les images ne trompent pas, et c'est bien l'anglais qui est champion du monde, à une place près, à un point près.

La redescente sur Terre est fait mal, la défaite est dure à digérer, surtout quand on a été champion du monde durant 15 secondes dans le dernier tour. Venant tout juste d'arrêter sa voiture, le Brésilien ne peut retenir des larmes de déceptions, après cinq tours riches en émotions, en pression et en suspens. Mais il restera tout de même le champion d'un pays et de ses supporters, devant lesquels il restera digne sur le podium et à qui il offrira sa victoire. Humble et bon perdant aussi, car il ne manquera pas de féliciter son rival de la saison fraichement couronné pour sa course réussie et sa saison exceptionnelle. Pas de colère, ni de haine, ni de jalousie. Massa a perdu aujourd'hui, mais il sait qu'il a beaucoup appris, et qu'il sera bien au rendez-vous la saison prochaine....